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Nous avons commencé une réflexion sur les perspectives d’avenir des oblats au Bénin, avec une première assemblée générale en septembre 2006. L’année 2006-2007 est pour nous une année de transition, au terme de laquelle certaines décisions devront être prises.
Trois priorités : La formation
Les perspectives pastorales
Finances et autoprise en charge
1. La formation
Formation i n i t i a l e
Nous avons revu en assemblée générale le programme de formation initiale des aspirants et postulants.
Nous proposons qu’un des jeunes prêtres béninois soit envoyé à l’Institut Mater Christi de Bobo-Dioulasso (Burkina-Faso) pour une formation de maître des novices, cet institut a été fondé par les conférences régionales des supérieur(e)s religieux(ses) de l’Afrique de l’ouest pour former des formateurs religieux
Le souci des vocations est une de nos priorités, trois aspirants, Brice, Jérémie et Patience, sont accompagnés par un des jeunes prêtres béninois, et nous souhaitons qu’un postulat et un noviciat s’ouvrent chaque année.
Formation s a c e r d o t a l e
Elle doit commencer après le noviciat qui se termine le 15 septembre 2007.
Quatre possibilités : Abidjan en Côte d’Ivoire (difficile)
Ouidah au Bénin (possible)
Ouagadougou au Burkina-Faso (souhaitable)
Pretoria en Afrique du sud (possible)
Abidjan en Côte d’Ivoire
Il existe un consortium religieux de formation en Côte d’Ivoire, en lien avec l’ICAO, l’Institut Catholique de l’Afrique de l’Ouest.
Mais la crise politique actuelle conduit la plupart des Instituts religieux à ne plus envoyer leurs étudiants en Côte d’Ivoire.
Ouidah au Bénin
Il y a possibilité d’études philosophiques et théologiques au grand séminaire d’Ouidah (au sud du Bénin, à 50 Kms de Cotonou), mais la conférence épiscopale du Bénin demande que les jeunes, diocésains et religieux, fassent une année propédeutique de discernement, avec au préalable un test d’entrée.
Les Capucins ont ouvert un studium de philosophie à Ouidah. La formation dure trois années, il y a trois conditions pour entrer dans ce studium :
- que les trois provinces des Capucins (Bénin, Cameroun et Côte d’Ivoire) acceptent d’autres étudiants religieux avec les leurs, réponse début mars.
- que les évêques du Bénin acceptent cette formule et nous permettent ensuite, comme les capucins, d’inscrire directement nos étudiants en théologie.
- que nous ayons une communauté dans les environs, car les Capucins ne peuvent pas accueillir les jeunes en internat chez eux.
Cotonou, proche d’Ouidah, comme Ouagadougou au Burkina Faso, sont des villes où il y a des possibilités de faire d’autres études universitaires profanes et religieuses.
Ouagadougou au Burkina-Faso
Philosophie, deux possibilités :
- La Maison Lavigerie, dirigée par les Missionnaires d’Afrique (pères Blancs), ouverte aux instituts religieux (formation sur trois ans)
- Le grand séminaire interdiocésain saint Jean-baptiste (formation sur deux ans), mais d’un niveau intellectuel, semble-t-il, moins élevé
Théologie, deux possibilités :
- Un consortium de religieux, en création, qui devrait normalement ouvrir dans quatre ans, sous la responsabilité des Rédemptoristes
- Le grand séminaire interdiocésain Saint-Pierre Saint-Paul
Les pères Blancs et les Rédemptoristes demandent que chaque institut fournisse un enseignant
La proposition de la Maison Lavigerie des pères Blancs à Ouagadougou semble très intéressante, si nous pouvons répondre aux conditions suivantes
- que nous prenions rapidement contact avec les pères blancs et l’archevêque d’Ouagadougou
- que nous ouvrions une communauté de formation, d’abord en location comme le vivent actuellement plusieurs autres instituts religieux
- que nous ayons un formateur à proposer pour enseigner
Pretoria en Afrique du sud
Les jeunes qui ont fait leur formation à Pretoria sont très satisfaits de leurs études philosophiques et théologiques, un des avantages est d’avoir dans notre institut des oblats bilingues, ce qui n’est pas non plus sans intérêt pour le Bénin, voisin du Nigeria anglophone.
Une telle possibilité de formation n’est donc pas à exclure. Il semble cependant important de préciser plusieurs points avec nos confrères d’Afrique du sud et de Namibie :
- avoir leur accord pour une nouvelle acceptation de nos étudiants
- envisager un suivi plus régulier par les oblats du Bénin
- repréciser avec les responsables de Pretoria le contenu de la formation salésienne et communautaire dont la réalisation et le suivi ont été un peu difficiles avec les changements successifs de supérieurs
- établir un contrat précis pour les questions financières
Formation d e s f r è r e s
Nous avons deux frères à vœux temporaires, actuellement en troisième année de vœux; cette année nous leur donnons une formation interne, que nous souhaitons qu’ils poursuivent dans un des deux instituts religieux de formation pour religieuses et religieux de l’Afrique de l’ouest, à Parakou (IRF – Institut Religieux de Formation) ou à Ouagadougou (CFPR – Centre de Formation Pastorale pour Religieux et Religieuses).
Nous prévoyons parallèlement une formation spécifique pour chacun d’entre eux en vue d’une activité ou d’un ministère particulier.
Dans l’avenir, si nous avons des vocations d’oblats frères, d’autres lieux de formation seront à envisager selon leurs aptitudes et leur niveau intellectuel.
Nous avons aussi commencé à rédiger un programme de formation des oblats frères.
Formation p e r m a n e n t e
Etudes.
En fonction des choix pastoraux et salésiens à mettre en œuvre pour l’avenir, nous prévoyons une formation complémentaire pour les jeunes oblats prêtres, qui doit être pensée en harmonisant leurs souhaits et leurs aptitudes personnelles avec les besoins de nos orientations pastorales.
La décision a déjà été prise par le conseil provincial pour que cette formation soit mise en œuvre après quelques années d’expérience pastorale.
Formation salésienne.
« Nous avons un trésor spirituel, la pensée salésienne », nous disait le père général, nous invitant à établir un programme régulier de formation salésienne, invitation à mettre progressivement en œuvre.
2. Les perspectives pastorales
Assemblée générale des oblats au bénin – septembre 2006
Les défis relevés.
Formation
Développement
Pour répondre au défi du développement, nous, les oblats au bénin, réaffirmons notre engagement actuel ; toutes les activités apostoliques des oblats doivent être animées par le souci de la lutte contre la misère, le scandale de la pauvreté, et l’attention aux pauvres, aux foulés aux pieds (prisonniers) (Const. 12, SP.1)
Évangélisation
L’engagement paroissial des oblats est pour nous une réponse au défi de l’évangélisation, nous serons attentifs aux appels de l’église du Bénin ; nous réaffirmons l’engagement paroissial actuel.
Inculturation
Face à ces défis, nous faisons l’option d’une réflexion et d’une pratique de l’inculturation.
Les objectifs
À court terme
L’implantation d’un scolasticat
La fondation d’une communauté en paroisse
La possibilité d’études supérieures
À moyen terme
Une œuvre propre aux oblats : un centre d’approfondissement de la foi et de la vie sociale et un foyer d’étudiants
À long terme
Une œuvre d’oblats dans les villages
L’implantation de communautés pour répondre à l’appel d’autres diocèses du Bénin
A u j o u r d’ h u i
Il nous a semblé important d’envisager les perspectives d’avenir en liant un certain nombre d’éléments : la nécessité d’avoir des œuvres propres, nos engagements actuels étant des missions diocésaines qui peuvent nous être retirées à n’importe quel moment ; le souci de nous inscrire dans le charisme de notre institut : apostolat salésien, formation et service des pauvres ; la prise en compte de la possibilité d’un autofinancement dans le choix des œuvres.
Actuellement, nous réaffirmons tous les engagements pris dans les différents ministères confiés aux oblats dans l‘archidiocèse de Parakou : paroisses, caritas BIBD, aumônerie universitaire, prison.
Dans ces missions confiées par le diocèse, nous essayons de vivre le charisme de notre institut.
N o s o p t i o n s
1. Nous proposons, parce que c’est la première urgence, l’ouverture d’un scolasticat à Ouagadougou, si toutes les conditions sont remplies.
2. Nous proposons l’ouverture d’une année de postulat.
3. Nous proposons l’ouverture d’une communauté sur la paroisse Saint François de Sales d’Okédama, à Parakou, paroisse qui ne nous appartient pas mais qui nous est confiée sans doute pour longtemps par le diocèse.
4. Nous voulons poursuivre l’étude de la faisabilité de la première œuvre propre des oblats au bénin, pour laquelle l’archevêque de Parakou a donné son accord : centre d’approfondissement de la foi et de la vie sociale et foyer d’étudiants, en lien avec l’aumônerie universitaire, avec l’objectif d’une ouverture dans les deux années à venir
5. Nous souhaitons maintenir une présence en terre d’évangélisation (insertions d’Okédama et de Tchatchou), en vue de l’avenir
6. Nous proposons de demander aux autres provinces de « détacher » pour trois ans un ou deux oblats pour aider à mettre en oeuvre ces options
3. Finances communautaires et auto prise en charge
Une conviction
Le temps de la mission d’autrefois est révolu, où le missionnaire, par ses propres circuits personnels, faisait vivre financièrement « sa » mission.
C’est ensemble que les oblats au Bénin doivent définir les priorités d’investissements, que ce soit dans des œuvres propres à l’institut ou dans des œuvres confiées par les diocèses ; le souhait est de passer d’une politique d’assistanat, sans prise en charge par les chrétiens locaux, à une co-responsabilité de tous, laïcs et religieux.
C’est aussi une urgence pour que demain, quand les oblats missionnaires ne seront plus là, les oblats béninois puissent vivre !
Une réalité … et un défi …
La formation ne génère pas de ressources mais demandent des investissements.
Les paroisses, surtout de première évangélisation, ont peu de ressources.
Les diocèses du Bénin ne peuvent subvenir à la vie des prêtres.
Le Bénin est un pays pauvre.
Les Églises locales doivent compter sur la solidarité des autres Églises.
L’objectif de l’autofinancement est un défi qui commence seulement à être pris en considération, conséquence du passage progressif d’une Église de missionnaires à une Église prise en charge par le clergé local.
La situation économique des oblats au Bénin
Ressources locales actuelles
La formation est la première priorité, elle ne génère pas de ressources.
Les ressources locales des activités apostoliques :
Paroisses : pratiquement inexistantes.
Institutions diocésaines : une modeste indemnisation.
La participation locale à l’auto prise en charge :
Cours donnés dans des écoles et collèges (anglais, philosophie).
Interventions diverses (retraites, formations religieuses).
Sur 12 oblats et novices
5 sont en formation – Alain, Ferdinand, Boris, Luc, Oscar
1 est chargé de formation et est en paroisse – Maurice
1 est chargé de formation – Bernard
2 sont dans des institutions diocésaines – Bernard de Clairvaux, Symphorien
2 sont en paroisses – Anatole, Guillaume
1 fait des interventions diverses – Jean-Luc
Ressources externes actuelles
Formation Subvention de la communauté des oblats de Suisse.
Noviciat : contribution du Vatican.
Province Prise en charge des cotisations, EMI-MSM.
Participation aux frais de voyage et de séjour en France.
Dons de certaines communautés.
Autres Retraite CAVIMAC – Maurice.
Messes, Coopération missionnaire et diocèse d’Annecy.
Dons d’amis des oblats missionnaires.
Les urgences
Aujourd’hui Fonctionnement Complément du budget.
Équipements Renouvellement d’un véhicule.
Installation Internet.
Constructions Réfection du toit de la chapelle (paille).
Renouvellement des grilles anti-moustiques.
À court terme – année 2007-2008
Fonctionnement Parakou, complément du budget.
Scolasticat, location, budget de fonctionnement et de formation
Équipements Parakou, mobilier étage du noviciat.
. Scolasticat, aménagement, mobilier et véhicules.
Constructions Parakou, agrandissement du noviciat (étage).
Parakou, petit bâtiment d’accueil.
Possibilités de f i n a n c e m e n t
1. Financements locaux et externes actuels.
2. Congrégation, Provinces, Fonds Chablaisien : formation et scolasticat.
3. Province, communautés et œuvres de France : province mère du bénin.
4. Remplacements et animations missionnaires par les oblats au Bénin en Europe et Etats-Unis.
Les propositions de ce rapport ont fait l ’objet d’une réflexion et d’un travail en communauté. En parcourant les chantiers que nous avons ouverts, il est important de bien comprendre la démarche et le processus que nous avons adoptés.
Ce que nous préparons est l’avenir des Oblats béninois. C’est pourquoi nous avons voulu que tous les Oblats qui sont au Bénin, français et béninois, soient associés et que les orientations puissent être établies par consensus.
Nous travaillons depuis le début de cette année pastorale (septembre) sous forme de commissions qui font des propositions, qui sont ensuite discutées et harmonisées pour entrer dans un projet global à court, moyen et long terme.
Ce processus demande et a demandé une vraie concertation, où chacun est invité et a été invité à exprimer sa vision et ses aspirations, en partant, non de ses désirs et souhaits personnels, mais de ce qui lui parait communautairement bon et nécessaire pour l’avenir des Oblats au Bénin
Et ceci en fonction de sa propre expérience, du charisme de notre Institut, de la signification de la vie religieuse en Afrique et des appels de l’Eglise au Bénin et en Afrique de l’Ouest.
Anatole, Alain, Bernard, Bernard de Clairvaux, Ferdinand, Guillaume, Jean-Luc, Maurice, Symphorien,
Parakou, 17 janvier 2007
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