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OSFS - FRANCE
Lettre de Province

 

 

Lettre du provincial aux membres de la province de France qui sont au Bénin
(suite à l’Assemblée Générale du 28/12/07 au 02/01/08)

A l’issue des assemblées qui ont été menées avec le conseil provincial avec les oblats qui sont au Bénin, je remercie chacun de vous pour les paroles échangées, le climat fraternel qui a prévalu au cours des temps de travail vécus ensemble, tant en assemblée générale qu’en commission ou encore avec des groupes plus limités et en entretien personnel.  La fraternité partagée nous a fait  une fois de plus expérimenter, aux membres du conseil et à moi-même,  la tradition de générosité de l’hospitalité africaine et la qualité très salésienne de nos relations.

En célébrant 20 ans de notre présence sur cette partie du continent africain, nous observons avec plaisir que nous sommes à un nouveau passage de l’histoire de la communauté des oblats au Bénin.
Lorsqu’il avait accepté d’assumer un mandat de supérieur délégué au Bénin en succédant au père Stéphane Raux, le père Jean-Luc Leroux avait reçu la mission d’accompagner la prise en charge de la vie de la communauté des oblats au Bénin par des confrères issus du pays. Le père a répondu avec générosité à cette demande du provincial et de son conseil, interrompant à Lyon pour cela des activités qui lui tenaient à cœur et dans lesquelles il réussissait fort bien. 
Sa mission était mandatée jusqu’en septembre 2008. Les indices que nous avons perçus lors de la remontée des discussions issues des dernière assemblée et le travail que nous avons réalisé ensemble nous ont laissé penser que les choses avançaient positivement en ce sens et permettaient même d’anticiper l’échéancier prévu. Cette avance est à mettre au crédit de chacun des oblats au Bénin et elle manifeste une volonté commune de construire l’avenir en s’y engageant.

Nous sommes, avec le conseil, à même de prendre les décision suivantes sous réserve d’une ratification de notre supérieur général.

Le père Guillaume KAMBOUNON, osfs, prendra pour la saint François de Sales ses fonctions de supérieur délégué des oblats au Bénin.
Sa mission portera sur les points suivants
Un mission de coordination pour les communautés des oblats qui sont au Bénin.
Une mission de représentation de la congrégation auprès des instances religieuses et civiles du pays.
Une mission de coordination des projets initiés au cours de l’assemblée : foyer, école… à charge de constituer une commission qui fasse avancer ces projets.
Une mission de lien avec le provincial et son conseil.
Une mission de suivi du dossier de la reconnaissance légale de la congrégation par l’état béninois.

Le père Guillaume de Clervaux TOHA, osfs est nommé économe des oblats au Bénin. Il prendra ses fonctions dès le début de l’année civile 2008 afin d’assurer la supervision de cette année comptable.
Sa mission portera sur les points suivants
S’assurer de la bonne tenue des comptes des communautés auprès des économes locaux.
Effectuer le lien financier en portant le souci d’une péréquation qui ne voit pas certaines communautés vivre dans l’abondance pendant qu’une autre serait dans le besoin.
Assurer la gestion administrative et domaniale des communautés.
Suivre, en lien avec le père Guillaume Kambounon le dossier de la reconnaissance légale de la congrégation par l’état béninois.

Le père Jean-Luc Leroux sera absent à partir de la fin du mois de Janvier. Sa mission actuelle s’achève ainsi, en plein accord avec lui, et elle a été un succès.
Pour le gouvernement de la province, le père Leroux a accepté avec générosité de présenter sa démission du conseil provincial pour l’unique motif de laisser sa place à un confrère béninois. Conseiller élu, le père Leroux devra être remplacé par un vote en chapitre. Comme supérieur provincial, je puis, conformément à nos constitutions, demander spécifiquement à ce que cette élection s’oriente en direction de l’un des profès perpétuels de la communauté béninoise.

Je suis heureux, avec le père Leroux, de manifester ainsi notre confiance à nos jeunes confrères béninois à l’issue de ce temps très intense passé ensemble pour construire l’avenir.
C’est, du reste, l’optique de la congrégation en Inde, comme en Amérique du Sud voire même en France, que de confier des responsabilités à des jeunes confrères qui sont à même de les assurer. Il est certain que des voix épiscopales suggèrent de ménager des délais plus longs pour accéder à ce niveau de fonction. Nous espérons que tous auront à cœur de confirmer que les dispositions prises étaient à mettre au crédit d’un défi positif et fécond.

Projet de chapitre
Un chapitre aura lieu en France, et constituera une session différée du précédent chapitre. Il ne fera pas, de ce fait, l’objet d’une disposition nouvelle.
Chapitre d’élection, il permettra d’élire un conseiller béninois en lieu et place du père Leroux.
Chapitre législatif, il aura à entériner les modifications qui seraient nécessaires à propos de nos statuts provinciaux notamment vis à vis du Bénin.

La date fixée est le mercredi 9 avril 2008.

Etudes et voyages
Nous sommes porteurs, sur la terre du Bénin, d’un projet fort qui requiert tout notre dynamisme. Il est essentiel que le dessein de mettre en place un foyer d’étudiants ou une école puisse se concrétiser. Cet objectif fédérateur requiert présence et disponibilité. Par ailleurs, les communautés formées sont petites dans l’immédiat, même si, nous le souhaitons, elles sont appelées à grandir. Il n’est donc pas souhaitable que les absences, même pour des raisons légitimes, se fassent trop nombreuses. Nous exceptons dans cette recommandation la demande qui a été faite au père Symphorien de se former afin de pouvoir dans l’avenir assumer le rôle de formateur des futures jeunes religieux du pays. Nous recommandons également que des solutions de formation qui ne nécessitent pas d’absence conséquente (par correspondance, par exemple) puissent être privilégiées.
Du reste, pour ce qui est des absences, le vœu d’obéissance ne saurait préjuger d’une autorisation avant de l’avoir obtenue ; il n’est guère dans son esprit non plus d’organiser un projet en laissant, en fin de processus, son supérieur devant l’alternative de l’interdire - en assumant des conséquences dommageables- ou de le tolérer par défaut. Les choses doivent être anticipées dans l’esprit de nos Constitutions.

En écrivant ensemble une nouvelle page de l’histoire de notre congrégation semée, dès son origine, aux vents de tous les Continents, nous rendons grâce pour ces 20 ans de présence des oblats au Bénin. Nous savons que des jeunes désirent s’engager avec générosité dans la vie religieuse que nous menons, nous savons que la congrégation se plait à honorer les « talents de chacun » comme le disent nos Constitutions. Nous ne pouvons pas décevoir ceux qui nous suivront, et nous avons à cœur de transmettre à notre tour ce témoin que nous avons reçu dans le premier appel que nous avons ressenti en offrant notre vie dans l’oblation.

Notre dernière célébration au Bénin a accompagné le renouvellement des vœux de deux confrères . Fr. HENNOU Alain  et Fr. SOKENOU Ferdinand. Le lendemain, à Annecy, le Fr Thierry Marcoz effectuait la même démarche. Nos jeunes confrères étudiants Luc Ametodou et Boris Houangnissou seront, nous l’espérons, rapidement accueillis à Prétoria tandis  que Oscar Tawema poursuit sa formation  juridique à Parakou. D’autres jeunes ont commencé un postulat, d’autres sont intéressés par notre vie religieuse.  Que ces signes nous soient un espoir pour poursuivre sur ce chemin auquel, nous le croyons, Dieu nous a appelés.

Père Michel Tournade
Provincial