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| Les oblats et oblates de Saint François de Sales
François de Sales avait rêvé de fonder une congrégation masculine qui serait le pendant de l’ordre de la Visitation fondé à Annecy avec sainte Jeanne de Chantal. Son vœu ne fut pas exaucé de son vivant mais permit, beaucoup plus tard, au XIX° siècle de voire éclore nombre de communautés salésiennes. Parmi elles, les Oblats de Saint François de Sales ont vu le jour à Troyes, en 1874, avec l’Abbé Louis Brisson. Ce prêtre diocésain, fort apprécié par son Evêque pour son dynamisme était à la fois enseignant et aumônier du monastère de la Visitation de Troyes. C’est la supérieure de la Visitaiton qui arriva à le persuader, non sans mal, de fonder une congrégation de prêtres oeuvrant selon l’esprit de Saint François de Sales.
Il faut dire que l’abbé Brisson était un scientifique. « Ce bon abbé connaît les mathématiques comme Pascal, la mécanique comme Watt et, de plus, il a la modestie de l’esprit » a-t-on écrit à l’époque à Hector Berlioz ; et on peut voir encore en fonction une des horloges astronomiques qu’il a construites et qui fut primée à l’exposition internationale de 1900. Aussi, les intuitions spirituelles de la supérieure du monastère de la Visitation lui apparaissaient-elles souvent bien étranges. Ces deux personnes si différentes l’une de l’autre et pourtant très complémentaires furent à l’origine de la fondation des oblates et des oblats de saint François de Sales.
Emu par la condition difficile des jeunes ouvriers et ouvrières de l’époque, l’abbé Louis Brisson, fonda en 1858 des oeuvres de jeunesse, destinées à leur apporter aide et réconfort. Pour assurer leur fonctionnement il fonda d’abord la Congrégation des Sœurs Oblates de Saint François de Sales (« Oblat, Oblate » vient du latin et signifie « donné », « offert »). La première Supérieure, la Mère Léonie Aviat a été canonisée en 25 novembre 2001.
L’occasion de fonder la congrégation masculine se présenta un peu plus tard, quand l’Evêque de Troyes demande à l’abbé de redonner vie à une école catholique troyenne en train de sombrer. Après de nombreuses péripéties, l’abbé Brisson réunit des prêtres autour de lui qui acceptèrent de le rejoindre dans la vie religieuse salésienne. Ainsi, en 1875, les premiers Oblats de Saint François de Sales ouvrirent le collège Saint Bernard à Troyes.
En France, l’extension de la Congrégation des oblats de saint François de Sales fut alors rapide ; de nombreux établissements scolaires virent le jour. Parallèlement ; les Oblats acceptèrent de se voir confier des missions en Afrique du Sud, au Fleuve Orange, en Amérique du Sud puis en Amérique du Nord. Les lois de « séparation » de 1904 Imposèrent en France la fermeture de toutes les oeuvres... et la dispersion des Oblats et Oblates dans toute l’Europe. Ce fait permit la création de communautés en Allemagne, Autriche, Suisse, Hollande et Italie.
Le retour de la communauté sur le sol français fut tardif et resta modeste dans son développement.
Actuellement, la Congrégation regroupe un peu moins de 800 religieux (prêtres et frères). Elle possède 8 provinces, 2 régions missionnaires. Elle a inauguré des fondations prometteuses en Inde, au Bénin et en Colombie.
En France, elle oeuvre dans des paroisses, des aumôneries et 2 établissements scolaires 5Saint Bernard à Troyes et Saint Michel à Annecy).
Les sœurs oblates, également frappées par les lois d’expusion des religieux et religeuses se sont par la suite davantage réimplantées en France où leurs œuvres sont nombreuses dans le secteur éducatif et social, tout particulièrement dans le diocèse de Troyes.
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